La fiscalité des SCPI peut sembler complexe. Ce guide explique les principaux points à connaître pour optimiser votre investissement et éviter les pièges fiscaux.
Fiscalité des SCPI : comprendre et optimiser vos investissements immobiliers

Qu’est-ce qu’une SCPI et comment fonctionne-t-elle ?

Comprendre le principe des SCPI et leur fonctionnement

Les SCPI, ou Sociétés Civiles de Placement Immobilier, permettent d’investir dans l’immobilier sans avoir à gérer directement un bien. En achetant des parts de SCPI, vous devenez associé d’une société de gestion qui acquiert et gère un parc immobilier diversifié : bureaux, commerces, logements, entrepôts, etc. Les revenus générés par ces actifs sont ensuite redistribués aux porteurs de parts sous forme de revenus fonciers. Le fonctionnement repose sur la mutualisation des risques et la délégation de la gestion à des professionnels. Cela signifie que vous n’avez pas à vous soucier des contraintes de gestion locative, ni des travaux ou des impayés. La société de gestion s’occupe de tout, de la sélection des biens à la collecte des loyers, en passant par la distribution des revenus SCPI.

Pourquoi choisir la SCPI pour investir dans l’immobilier ?

L’un des atouts majeurs de la SCPI réside dans sa capacité à offrir un accès à l’immobilier avec un ticket d’entrée réduit, tout en diversifiant les risques. Contrairement à l’achat d’un bien en direct, la détention de parts SCPI permet de répartir son investissement sur plusieurs actifs, secteurs géographiques et locataires. Cela limite l’impact d’un éventuel défaut de paiement ou d’une vacance locative. De plus, la fiscalité SCPI est spécifique et dépend du régime d’imposition choisi, de la nature des revenus (fonciers ou financiers), et de la durée de détention des parts. Ces aspects seront détaillés dans les sections suivantes, notamment concernant l’imposition des revenus fonciers, la fiscalité des plus-values, ou encore les prélèvements sociaux.

Modalités de souscription et de détention des parts

L’achat de parts SCPI peut se faire en direct, via un contrat d’assurance vie, ou en démembrement (nue-propriété et usufruit). Chaque mode de détention a des conséquences sur la fiscalité, la déclaration des revenus, et la perception des revenus fonciers. Par exemple, l’acquisition en nue-propriété permet de différer l’imposition sur les revenus jusqu’à la récupération de l’usufruit. Voici quelques points à considérer avant d’investir :
  • Le montant minimum d’investissement varie selon les SCPI.
  • La liquidité des parts n’est pas garantie : la revente dépend de l’offre et de la demande.
  • Les frais d’entrée, de gestion et de sortie peuvent impacter le rendement.
  • Le choix du régime fiscal (micro foncier ou réel) influence l’imposition des revenus.
Pour ceux qui souhaitent structurer leur patrimoine ou optimiser leur fiscalité, il peut être pertinent d’envisager la création d’une holding à l’étranger. Un guide pratique sur comment créer une holding à Londres peut apporter des éléments de réflexion sur ce sujet. En résumé, la SCPI s’adresse à ceux qui recherchent un investissement immobilier accessible, mutualisé et géré par des professionnels, tout en offrant différentes options de fiscalité et de détention.

Les différents types de revenus générés par une SCPI

Panorama des revenus issus des parts de SCPI

Les SCPI génèrent plusieurs types de revenus pour les investisseurs, qui influencent directement la fiscalité scpi. Comprendre la nature de ces revenus est essentiel pour anticiper leur imposition et optimiser sa déclaration revenus.
  • Revenus fonciers : Il s’agit du principal flux perçu par les détenteurs de parts scpi. Ces revenus proviennent des loyers encaissés par la société de gestion sur les biens immobiliers détenus. Ils sont distribués aux associés au prorata de leur nombre de parts et sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers, ainsi qu’aux prélèvements sociaux.
  • Revenus financiers : Certaines SCPI peuvent placer temporairement des liquidités sur des supports financiers. Les intérêts générés constituent des revenus financiers, imposés selon le régime de l’impôt sur le revenu ou le prélèvement forfaitaire unique, selon la situation de l’investisseur.
  • Plus-values : Lors de la revente de parts, une plus-value peut être réalisée. Ce type de revenu est traité différemment au niveau fiscal, selon la durée de détention et le régime applicable.

Focus sur la distribution et la déclaration des revenus SCPI

La société de gestion procède généralement à une distribution trimestrielle ou semestrielle des revenus scpi. Chaque année, elle adresse un document récapitulatif à chaque associé, facilitant la déclaration revenus. Ce document précise la ventilation entre revenus fonciers, revenus financiers et éventuelles plus-values. Pour les revenus fonciers, deux régimes d’imposition existent : le régime micro foncier (si les conditions sont réunies) et le régime réel. Le choix du régime impacte le montant imposable, notamment en tenant compte des charges déductibles comme les intérêts emprunt ou les frais de gestion.

Spécificités selon la nature de la détention

La fiscalité scpi varie selon que l’on détient les parts en pleine propriété, en nue propriété ou via un contrat d’assurance vie. Par exemple, en cas de nue propriété, l’usufruitier perçoit les revenus et supporte l’imposition revenus. La détention via une assurance vie permet parfois de bénéficier d’une fiscalité avantageuse sur les revenus scpi, notamment après huit ans de détention. Pour approfondir la question du rendement et des raisons pour lesquelles l’investissement immobilier via la pierre papier séduit de plus en plus d’épargnants, consultez cet article sur la pierre investissement.

Résumé des flux imposables liés aux SCPI

Type de revenu Origine Régime d’imposition Prélèvements sociaux
Revenus fonciers Loyers des biens immobiliers Impôt sur le revenu (micro foncier ou réel) Oui (17,2 % en 2024)
Revenus financiers Placements de trésorerie PFU ou barème IR Oui
Plus-values Revente de parts Régime des plus-values immobilières Oui

Imposition des revenus fonciers issus des SCPI

Comprendre l’imposition des revenus fonciers issus des SCPI

Les revenus fonciers générés par vos parts de SCPI sont soumis à une fiscalité spécifique. Lorsque vous percevez des revenus SCPI, ils doivent être déclarés dans la catégorie des revenus fonciers lors de votre déclaration de revenus. La société de gestion vous transmet chaque année un document récapitulatif des montants à déclarer, ce qui facilite la démarche.

Choisir entre régime micro foncier et régime réel

Deux régimes fiscaux sont possibles pour l’imposition des revenus issus de SCPI :

  • Le régime micro foncier : accessible si vos revenus fonciers (hors charges) n’excèdent pas 15 000 euros par an. Il offre un abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus déclarés, sans possibilité de déduire les charges réelles.
  • Le régime réel : il permet de déduire l’ensemble des charges (intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux, etc.) liées à votre investissement immobilier. Ce régime est souvent plus avantageux si vous avez des charges importantes ou si vous détenez vos parts SCPI à crédit.

Prélèvements sociaux et taux d’imposition

En plus de l’impôt sur le revenu, les revenus fonciers issus des SCPI sont soumis aux prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %. Le taux d’imposition dépend donc de votre tranche marginale d’imposition, à laquelle s’ajoutent ces prélèvements. À noter : si vous détenez vos parts en nue-propriété, vous ne percevez pas de revenus et n’êtes donc pas imposé sur ceux-ci pendant la période de démembrement.

Déclaration et spécificités

La déclaration des revenus SCPI se fait chaque année, en reportant les montants transmis par la société de gestion. Si vous détenez des parts SCPI via un contrat d’assurance vie, la fiscalité SCPI diffère et dépend du régime applicable à l’assurance vie. Pour ceux qui s’interrogent sur la préparation à la retraite et la gestion de leur patrimoine, il peut être utile de consulter cet article sur la préparation à la retraite pour mieux anticiper l’impact fiscal de la détention de SCPI sur le long terme.

Cas particuliers : imposition à l’étranger et IFI

Si vous détenez des parts de SCPI investies à l’étranger, la fiscalité peut varier selon les conventions fiscales entre la France et le pays concerné. Enfin, la valeur de vos parts SCPI entre dans l’assiette de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) si la valeur totale de votre patrimoine immobilier dépasse le seuil légal.

Fiscalité des plus-values lors de la revente de parts de SCPI

Calcul de la plus-value lors de la cession de parts SCPI

La fiscalité scpi ne se limite pas aux revenus fonciers perçus chaque année. Lors de la revente de vos parts, il est essentiel de comprendre comment la plus-value est calculée et imposée. La plus-value correspond à la différence entre le prix de vente des parts scpi et leur prix d’acquisition, après déduction des frais liés à la cession et, le cas échéant, des droits d’enregistrement.

Régime d’imposition applicable aux plus-values

La fiscalité des plus-values sur les parts scpi suit le régime des plus-values immobilières des particuliers. Le taux d’imposition est de 19 % auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. Toutefois, la durée de détention des parts joue un rôle clé dans la réduction de l’impôt dû.
  • Exonération totale d’impôt sur la plus-value après 22 ans de détention
  • Exonération totale de prélèvements sociaux après 30 ans de détention
  • Abattements progressifs à partir de la 6e année de détention

Déclaration et paiement de l’impôt

La déclaration de la plus-value doit être réalisée lors de la cession des parts scpi, généralement par le notaire ou la société de gestion. L’impôt et les prélèvements sociaux sont prélevés directement lors de la transaction, ce qui simplifie la démarche pour l’investisseur. Il est important de conserver tous les justificatifs relatifs à l’acquisition et à la détention des parts pour faciliter la déclaration revenus et le calcul de la plus-value.

Cas particuliers : démembrement et non-résidents

Si vous détenez vos parts en nue-propriété ou en usufruit, la fiscalité scpi diffère selon la nature de la détention. Pour les non-résidents, l’imposition des plus-values peut être soumise à des règles spécifiques, notamment en fonction des conventions fiscales entre la France et le pays de résidence. Il est recommandé de se rapprocher d’un professionnel pour optimiser la fiscalité de son investissement immobilier et éviter toute erreur lors de la déclaration.
Durée de détention Abattement sur l’impôt Abattement sur les prélèvements sociaux
Moins de 6 ans 0 % 0 %
6 à 21 ans 6 % par an 1,65 % par an
22e année 4 % 1,60 %
Au-delà de 22 ans Exonération totale 9 % par an jusqu’à 30 ans
Au-delà de 30 ans Exonération totale Exonération totale

SCPI et fiscalité à l’étranger : ce qu’il faut savoir

SCPI et fiscalité internationale : les points clés à surveiller

Investir dans des SCPI qui détiennent des biens immobiliers à l’étranger peut sembler attractif pour diversifier son patrimoine. Cependant, la fiscalité scpi devient plus complexe dès lors que les revenus fonciers proviennent de l’international. Il est donc essentiel de bien comprendre les règles d’imposition applicables à ces revenus et parts scpi.

Double imposition : comment ça fonctionne ?

Lorsque vous percevez des revenus scpi issus de biens immobiliers situés hors de France, deux pays peuvent vouloir imposer ces revenus : le pays où se situe l’immeuble et la France, pays de résidence fiscale. Pour éviter une double imposition, la plupart des conventions fiscales internationales prévoient des mécanismes spécifiques :
  • Le crédit d’impôt : la France accorde un crédit égal à l’impôt payé à l’étranger sur les revenus fonciers.
  • La méthode de l’exonération avec progressivité : les revenus sont exonérés en France mais pris en compte pour calculer le taux d’imposition global.
Le régime fiscal appliqué dépend du pays où se situe l’actif immobilier et de la convention signée avec la France. Il est donc important de vérifier chaque année les modalités de déclaration revenus auprès de votre société de gestion.

Déclaration et prélèvements sociaux : ce qu’il faut anticiper

Même si les revenus fonciers étrangers sont parfois exonérés d’impôt sur le revenu en France, ils restent soumis aux prélèvements sociaux (17,2 % en 2024), sauf exceptions. Cela concerne notamment les revenus scpi générés par des actifs situés dans l’Union européenne ou dans un pays ayant signé une convention spécifique avec la France. Pour la déclaration revenus, il faut reporter les montants bruts perçus, indiquer le pays d’origine, et appliquer le régime micro foncier ou le régime réel selon votre situation. Attention, le régime micro ne s’applique pas toujours pour les revenus étrangers. Les intérêts d’emprunt liés à l’acquisition de parts scpi étrangères peuvent être déductibles sous conditions.

Plus-values et détention de parts à l’étranger

En cas de revente de parts scpi générant des plus-values immobilières à l’étranger, la fiscalité dépend de la durée de détention (année de détention) et du pays concerné. La France applique en principe le même régime que pour les biens situés en France, avec abattements pour durée de détention et prélèvements sociaux. Toutefois, certains pays imposent également la plus-value, ce qui peut impacter le rendement global de votre investissement.

Points de vigilance pour optimiser la fiscalité scpi à l’international

  • Vérifier la convention fiscale entre la France et le pays d’implantation de la SCPI.
  • Anticiper les modalités de déclaration et d’imposition revenus auprès de votre société de gestion.
  • Prendre en compte les prélèvements sociaux et leur éventuelle exonération.
  • Évaluer l’impact sur l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en cas de détention de parts scpi étrangères.
La fiscalité des SCPI à l’étranger nécessite donc une attention particulière, notamment pour optimiser son régime d’imposition et préserver la performance de son investissement immobilier.

Optimiser la fiscalité de son investissement en SCPI

Choisir le bon régime fiscal pour ses revenus SCPI

Le choix entre le régime micro foncier et le régime réel impacte directement la fiscalité de vos revenus fonciers issus des parts SCPI. Le régime micro foncier s’applique si vos revenus fonciers annuels ne dépassent pas 15 000 euros et que vous détenez des biens immobiliers en direct. Il permet un abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus, simplifiant la déclaration. Cependant, le régime réel peut s’avérer plus avantageux si vous avez des charges importantes (intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux), car il permet de déduire ces charges de vos revenus fonciers, réduisant ainsi l’imposition.

Optimiser la détention de ses parts SCPI

La durée de détention des parts SCPI influence la fiscalité, notamment en cas de revente. Plus la durée de détention est longue, plus l’abattement pour durée s’applique sur les plus-values, réduisant ainsi l’impôt et les prélèvements sociaux. Par ailleurs, investir en nue-propriété permet de différer l’imposition sur les revenus fonciers, car le nu-propriétaire ne perçoit pas de revenus pendant la période de démembrement, ce qui peut être intéressant pour optimiser la fiscalité sur plusieurs années.

Utiliser l’assurance vie pour loger ses SCPI

Souscrire des parts SCPI via un contrat d’assurance vie permet de bénéficier d’une fiscalité allégée sur les revenus financiers générés. Les revenus SCPI sont alors soumis à la fiscalité avantageuse de l’assurance vie, notamment après huit ans de détention, avec un abattement annuel sur les gains et un taux d’imposition réduit. Cela peut être une solution pertinente pour optimiser la fiscalité SCPI tout en profitant d’une gestion facilitée par la société de gestion.

Prendre en compte l’impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Les parts SCPI entrent dans l’assiette de l’IFI si la valeur totale de votre patrimoine immobilier excède 1,3 million d’euros. Il est donc essentiel d’intégrer cette donnée dans votre stratégie d’investissement, surtout si vous détenez déjà d’autres biens immobiliers. Certaines stratégies, comme l’investissement en nue-propriété, peuvent permettre de réduire la valeur imposable à l’IFI.
  • Comparer les régimes d’imposition (micro foncier ou réel) selon votre situation
  • Étudier la durée de détention pour optimiser la fiscalité sur les plus-values
  • Envisager l’assurance vie pour loger vos parts SCPI
  • Anticiper l’impact sur l’IFI en cas de patrimoine immobilier important
La fiscalité SCPI peut sembler complexe, mais une bonne compréhension des régimes, des modes de détention et des outils d’optimisation permet de maximiser le rendement net de votre investissement immobilier tout en maîtrisant l’imposition sur les revenus et les plus-values.
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